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Mes auteurs

 

 

Depuis mon adolescence je lis dans des domaines les plus variés. Mais trois axes ont dominé mon parcours intellectuel : la poésie avec son histoire mondiale, les sciences de l'homme et de la société, la philosophie et son prolongement la spiritualité laïque.

Autour de ces axes mon chemin a été pluriel et imprévu. J'aime découvrir, au carrefour d'une librairie, un auteur qui va venir retentir dans mon présent pour un peu plus de lucidité.

Néanmoins, à mon âge, quelques penseurs, sages, poètes ont été des grands transparents pour moi. Lors de l'introduction à mon livre sur "l'Approche Transversale, l'écoute sensible en sciences  humaines" (Anthropos, 1997, 357 pages) j'avais déjà esquissé un panorama de ces influences. Mais il me semble que Krishnamurti est, sans conteste, celui dont la vision du monde m'a le plus influencé et continue de le faire. Cet auteur nous introduit à saisir "ce qui est" dans la non-dualité, au fond des choses et des êtres à partir de nous-mêmes et sans intermédiaires. On pourrait le placer à côté de maïtre Eckhart (qui nous parle du "détachement") mais qui évolue, avant tout, dans la sphère du christianisme et de son eschatologie.

Au début du XXIe siècle j'avais réuni plusieurs auteurs autour du thème "Sagesse et éducation". Ces écrits demeurent importants pour moi et chacun peut en retrouver la trace dans l'ouvrage publié chez Albin Michel en 2001 ("Education et sagesse. La quête du sens", S/dir René Barbier, Question de n°123, 2001, 369 pages). Dans l'introduction à ce livre, j'avais dit l'essentiel de ce que je pense à ce sujet.

Dans les textes de cette rubrique je parlerai librement de certains auteurs importants pour moi à l"heure actuelle et dans une mouvance permanente, notamment en philosophie de l'expérience sensible, en sciences humaines, et arts et poésie, en sciences de la matière et de la nature. Mais Krishnamurti restera toujours la référence majeure pour me garantir contre tout désir de sombrer dans l'univers des gourous contemporains, politiques, scientifiques, artistiques,philosophiques ou spirituels,  si habiles à manoeuvrer en ces temps de confusion spectaculaire.

En particulier je vais proposer aux internautes des "bonnes pages" d'ouvrages ou de documents divers que je lirai après un rapide introduction.

J'ai calculé que depuis l'âge de 15 ans, après soixante ans de lecture, j'ai exploré près de 30000 livres ou documents d'une certaine importance.

Sur ces 30000 documents, peut-être dix pour cent demeurent plus ou moins dans le fond de ma mémoire.

Sur les 3000 ainsi recensés, sans doute moins de dix pour cent sont encore plus ou moins susceptibles d'être réactivés si l'occasion se présente dans mon action, ma réflexion ou ma contemplation quotidiennes

Au final, seulement une trentaine d'ouvrage sont effectivement des références au jour le jour pour mon existence : les "Carnets" de Krishnammurti, "Fureur et mystère" de René Char, "l'Institution imaginaire de la société" de Castoriadis etc.

La "Culture", c'est l'art du gaspillage et l'éloge de "la notion de dépense" de Georges Bataille et une méditation sempiternelle sur la vanité exprimée dans l'Ecclésiaste.

Pour ma joie de partager - sans doute essentielle pour ressentir la joie de vivre - je lirai donc certains textes découverts récemment ou plus anciens, souvent en lien avec mon sens de la vie. Texte oraux car je n'ai plus la force d'écrire sur ordinateur systématiquement ce que je veux dire. Textes relativement courts (au plus 15 minutes) pour ne pas ennuyer l'auditeur.

LECTURE DE BONNES PAGES

POEMES BOUDDHISTES CORÉENS

Anciens poèmes du bouddhisme coréen dits par René Barbier

http://www.barbier-rd.nom.fr/poemescoreens.WMA

 

Il faut prendre le temps d’écouter ces textes.

Les laisser fondre dans notre existence.

Sentir leur parfum.

Déguster leur présence.

Parcourir leurs sillages,

Qui ne laissent pas de trace.

Le lecteur intéressé pourra les retrouver dans la remarquable collection "Les carnets du calligraphe" chez Albin Michel, avec une traduction de Sunmi KIM, une préface de Charles Juliet et, surtout, les magnifiques peintures de Mme H.J. Bang.

  H.J. BANG, Les mille monts de la lune, collection Les carnets du calligraphe, Albin Michel, novembre 2003

Présentation de l’éditeur

Les poèmes réunis ici ont été composés au long des siècles par des moines bouddhistes coréens. En Corée, comme en Chine et au Japon, les moines s’exprimaient par la calligraphie, la peinture, la poésie, ou bien encore en pratiquant les trois car l’art était un support à la vie spirituelle. Empreints de « l’esprit de la Voie », ces poèmes, concis et dénués de toute fioriture, restituent des instants, livrent l’essence de ce qu’ont vécu ces moines pour lesquels la nature était une présence familière et bienfaisante. Dès son adolescence, en partie sous l’influence du bouddhisme, Hai Ja Bang s’est orientée dans la voie de la recherche intérieure. Offrant une sensation de paix, d’ordre et de sérénité, les oeuvres et calligraphies présentées dans ce « Carnet » sont le reflet de sa quête de lumière.

L’auteur vu par l’éditeur

Née en 1937 en Corée, la peintre et calligraphe Hai Ja Bang a pendant un temps hésité entre la littérature française et les Beaux-Arts. Poussée par le peintre Kim Chang-Ok, elle choisit finalement d’intégrer la Faculté des beaux-arts de l’université nationale de Séoul. À l’age de vingt-quatre ans, après avoir vendu quelques-unes de ses premières toiles, elle s’installe à Paris, lieu où la création est alors plus libre. En France, elle s’initie aux techniques occidentales : peinture à l’huile, fresque, gravure, icône, vitrail. Très sensible à ses origines, elle allie les matériaux orientaux (papier coréen, papier mâché, encre de Chine) à ceux d’Occident tels que l’ocre du Roussillon. Sa vision du cosmos est mise en valeur par la lumière qui s’épanouit sous le papier froissé ou encore par sa calligraphie illisible qui sous-tend ses œuvres. Attentive à la vie qui l’entoure, Hai Ja Bang crée de nombreux tableaux évoquant l’essence même des éléments : le souffle de la mer, le voyage des étoiles, les courants de lumière, le cœur du rocher…

Artiste de renommée internationale, Hai Ja Bang expose depuis plus de quarante ans, en Corée, en France, au Canada, aux États-Unis, en Allemagne. Elle a publié une monographie aux Éditions du Cercle d’Art (1997) et ses lavis ont illustré Au chant des transparences, de Roselyne Sibille et Une joie secrète, de Charles Juliet, parus aux Éditions Voix d’encre en 2001 et 2002.

Détails sur le produit

Broché : 64 pages

Editeur : Albin Michel (5 novembre 2003)

Collection : Carnets du calligraphe

Langue : Français

ISBN-10 : 2226142681

ISBN-13 : 978-2226142689

 

On approfondira la pensée coréenne dans la ligne du bouddhisme par le livre très éclairant d’un chercheur français vivant en Corée : Philippe Thiébaut, La pensée coréenne. Aux sources de l’Esprit-Coeur, Gemenos (13420), Autres Temps, 2006, 399p.

extrait de Journal des chercheurs

http://www.barbier-rd.nom.fr/journal/spip.php?article1057

samedi 23 août 2008, par René Barbier